Le Dépôt alimentaire de Notre-Dame-de-Grâce ouvre le 8 juillet à l’église Trinity Memorial, coin Marlowe et Sherbrooke, où le dépôt loue le sous-sol pour un an.
Le Dépôt en est à son troisième déménagement depuis le début de l’année. Les recherches de l’organisme ont commencé lorsque l’immeuble hébergeant le dépôt depuis 1993 au coin du boulevard De Maisonneuve et de l’avenue d’Oxford a été racheté.
Mais la salle est une nette amélioration par rapport au sous-sol de l’église River’s Edge, où la banque de dépannage alimentaire se trouvait depuis avril dernier. «C’est plus près du métro et de l’autobus. Il n’y a pas de souris, il y a des fenêtres. En plus, nous avons 7000 pieds carrés. À River’s Edge, c’était deux fois plus petit», affirme la directrice générale du dépôt, Kim Martin.
Mme Martin est contente de cette nouvelle surface puisqu’un important service avait dû être interrompu, faute de place. «On va pouvoir diviser la salle et en laisser une partie à nos services pour informer et sensibiliser les résidents du quartier au sujet du bien-être social».
Pour le déménagement,
des bénévoles de Rolls-Royce Canada donnent un coup de main aux employés.
Mme Martin salue également l’esprit communautaire de l’église qui a accueilli son organisme, mais elle espère acheter un local permanent l’année prochaine.
5500$ par mois
La directrice du Dépôt avoue qu’il reste d’importants désavantages. Par exemple, il n’y a qu’un seul réfrigérateur dans la cuisine. «On ne pourra plus offrir de fruits et légumes frais, ni des oeufs. La seule sorte de lait qu’on pourra proposer à nos clients est le lait stérilisé par traitement à haute température (UHT) de longue conservation», explique-t-elle.
Il faudra également payer 4000$ de plus par mois pour louer la surface. «Si on avait acheté un autre local, on aurait des frais hypothécaires à moindre coût. À l’église River’s Edge, les frais de location mensuels étaient 1500$.»
«On perd beaucoup de clients, surtout ceux qui ne viennent qu’aux deux ou trois mois, car ils ne sont pas toujours au courant de nos déménagements», déplore Mme Martin.
