Samedi 27 Août 2011  
Projet Montréal lance une pétition pour amasser des signatures afin d’entamer une réflexion vers l’adoption d’une stratégie pour mieux encadrer la pratique de l’agriculture urbaine afin qu’elle soit exploitée à son plein potentiel à Montréal.





























Claude William Genest, candidat du Parti vert dans Westmount-NDG
Une élection partielle historique?
Article mis en ligne le jeudi 31 juillet 2008
 
Photo Guillemette Laurent
Claude William Genest
« Les électeurs de NDG ont l’occasion d’être les premiers à élire un candidat du Parti vert au Parlement. C’est une opportunité historique », se réjouit Claude William Genest qui représentera le parti écologiste lors des élections partielles qui se dérouleront dans la circonscription Westmount-Ville-Marie le 8 septembre prochain.
Si le candidat semble faire preuve d’un enthousiasme à toute épreuve, il devra tout de même s’armer de patience devant la tâche considérable qui l’attend : convaincre les électeurs de voter pour un parti qui n’a encore jamais eu de représentant au Parlement plutôt que d’élire le candidat libéral dont le parti représente la circonscription depuis des décennies.
Le travail s’annonce ardu. Lors des dernières élections fédérales en 2006, le Parti vert du Canada avait recueilli à peine 8,3 % des votes derrière le Parti libéral (45,7 %), le Parti conservateur (17,6 %), le Nouveau Parti démocratique (15,4 %) et le Bloc Québécois (12,6 %). Claude William Genest n’en demeure pas moins confiant, « moi, je suis là pour gagner », affirme-t-il sans hésitation.
Pour se faire, le candidat mesurant 1,95 mètre compte bien s’imposer parmi ses rivaux Marc Garneau (PLC), Guy Dufort (PC), Anne Lagacé Dowson (NPD) et Charles Larivée (BQ). Surtout connu pour avoir animé l’émission Travel travel et la série télévisée Regeneration : the art of sustainable living, Claude William Genest a également acquis de l’expérience en politique. Nommé leader parlementaire adjoint du Parti vert en novembre 2006, il a fait campagne lors des deux dernières élections générales. Il s’est présenté alors dans les circonscriptions Jeanne-Le Ber (2006) et St-Jean (2004).
« Le parti nous a donné le plus gros budget jamais accordé par les Verts à un candidat faisant campagne au Québec », affirme-t-il. « C’est une élection partielle, donc on ne vote pas pour changer le gouvernement. Alors, pourquoi pas voter pour changer le monde? », ajoute-t-il pour signifier que le parti vert fonde bien des espoirs dans ces élections.

L’environnement : pas une priorité pour les autres partis

Il reste à voir si les électeurs de Westmount-NDG répondront à l’appel vert lancé par Claude William Genest. Selon lui, cela ne fait aucun doute, les habitants de cette circonscription sont particulièrement sensibles aux problématiques environnementales et qui de mieux pour incarner ces préoccupations que le Parti vert?
« Idéalement, le Parti vert ne devrait pas exister », lance-t-il avant d’ajouter rapidement que la naissance de cette formation politique a été rendue nécessaire par l’inaction des politiciens en matière environnementale. « Dans le dernier débat des chefs, pendant six heures de débats télévisés, aucun des politiciens n’a soulevé le sujet des changements climatiques. En six heures de débats, le sujet n’a jamais été mentionné. Moi, ça me dépasse », lance-t-il d’un ton désolé.
Il croit que pour les questions environnementales, aucun des partis politiques présents au Parlement n’est à la hauteur. « Est-ce que les Libéraux sont unis derrière la politique de Dion? Non. Ils sont incroyablement divisés. Il [Stéphane Dion] n’a même pas le support de son propre parti », indique Claude William Genest à propos de la politique de taxe sur le carbone mis de l’avant par le chef des Libéraux. Pour ce qui est du NPD, la situation n’est guère meilleure selon lui. « Ils ont recruté Thomas Mulcair, vraiment un champion de l’environnement. Qu’est-ce qu’il fait maintenant avec le NPD? Critique des Finances. […] Ça, ça en dit terriblement long à mon avis. » Et les Conservateurs dans tout ça? « On n’en parle même pas! »

Les changements climatiques oui, mais…
« Une chose que je trouve dangereuse en ce moment dans le débat environnemental c’est que tout le focus est fait sur les changements climatiques. C’est hyper important bien entendu, mais n’oublions pas que tout le reste n’a pas changé », constate le candidat du Parti vert. Il mentionne notamment les pluies acides et la qualité de l’air.
Il fait un lien direct entre la détérioration de l’environnement et celle de notre santé. « La santé commence dans nos assiettes, dans nos terres agricoles. […] C’est pourquoi nous, on prône une agriculture biologique, saine, locale à 100 %. C’est le début de la santé », affirme-t-il.
Claude William Genest assure que la plate-forme électorale du Parti vert est des plus complètes. « Malgré toute notre éducation, on continue à séparer l’environnement du reste, explique-t-il. Pourtant, ça englobe tout. » Pour faire rouler l’économie, nous utilisons les ressources naturelles et pour absorber les déchets résultants de notre consommation nous comptons sur la nature. Ainsi, « sans environnement, il n’y a pas d’économie », dit-il simplement.
C’est pourquoi il croit que les électeurs doivent maintenant voter en ayant en tête les enjeux globaux plutôt que les enjeux locaux. « La vérité, c’est qu’à Westmount-Ville-Marie, ça va bien. Il n’y en a pas de problèmes », lance-t-il.

L’inspiration d’un politicien
Claude Willliam Genest admet que pendant de nombreuses années, il a rejeté l’idée de se lancer en politique. « J’ai été comédien toute ma vie, je ne cherchais vraiment pas à aller en politique. Ironiquement, mon père [le comédien Émile Genest] voulait toujours que j’aille en politique parce qu’il était très impliqué chez les Libéraux. Je ne voulais rien savoir. »
Malgré son implication politique active auprès du Parti vert du Canada, c’est Al Gore, apôtre de l’environnement s’il en est un, qui lui a véritablement permis de se définir comme politicien. C’est en avril dernier que Claude William Genest a rencontré l’homme derrière An inconvenient truth. « Il m’a vraiment inspiré, parce que jusque-là, j’avais de la difficulté à m’identifier comme politicien », avoue-t-il. « Ce qui m’inspire aussi, ce sont les autres candidats du Parti vert. Ce ne sont pas des politiciens qui cherchent à prendre le pouvoir, mais bien des citoyens qui veulent prendre leurs responsabilités », ajoute-t-il.
Est-ce assez pour convaincre les électeurs?
[ Ariane Lafrenière ]




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