Samedi 27 Août 2011  
Projet Montréal lance une pétition pour amasser des signatures afin d’entamer une réflexion vers l’adoption d’une stratégie pour mieux encadrer la pratique de l’agriculture urbaine afin qu’elle soit exploitée à son plein potentiel à Montréal.





























Marcel Tremblay fait le saut à la mairie de Villeray
Article mis en ligne le jeudi 13 août 2009
 
Photo Courtoisie
En mars dernier, Marcel Tremblay a annoncé sa retraite de la vie politique. À 65 ans, le conseiller municipal de Notre-Dame-de-Grâce caressait le projet de s’envoler pour Cuba et apprendre l’espagnol. Quatre mois plus tard, il brigue la mairie de Villeray-Saint-Michel-Parc-Extension (VSMPE).

« Personne ne s’y attendait! » dit-il en riant.

En juin dernier, il confiait aux Actualités que la vie de conseiller municipal est éreintante. « Mon métier, depuis 8 ans, c’est 7 jours par semaine. Il faut que je me rebâtisse et ça prendra un an. »

Il semble avoir retrouvé l’énergie pour affronter Anie Samson, la mairesse de VSMPE et membre de Vision Montréal. « Je le fais avec la conscience que c’est un grand défi, mais nous ferons de notre mieux pour gagner. »
VSMPE est un arrondissement très multiculturel, ce qui fait pencher la balance en ma faveur, dit M. Tremblay. Le conseiller de NDG est aussi responsable des communautés culturelles au comité exécutif de la Ville de Montréal.
M. Tremblay sera entouré d’une équipe de candidats qu’il a côtoyés dans différents dossiers municipaux. Franck Venneri, Mary Deros et Sylvain Lachance, sont tous élus dans l’arrondissement sous la bannière d’Union Montréal, ainsi que le nouveau venu Franz Benjamin, le président du conseil interculturel de Montréal, dont M. Tremblay est responsable.
Puisque l’ancien candidat d’Union Montréal, Paolo Tamburello, s’est désisté, le parti a demandé au frère du maire de reporter sa retraite.
« Ma femme n’était pas heureuse, puisqu’on avait prévu aller à Cuba. Je lui ai dit que tout était possible en élections, c’est possible que j’aille à Cuba quand même! »

Marcel Tremblay est un grand voyageur. Marié à une Européenne depuis 42 ans, il ne compte plus les déménagements. Ses trois enfants, Maryse, Flavie et Siegfried, tous dans la trentaine, n’ont jamais été plus de 2 ans dans la même école.
« Les enfants ont voyagé beaucoup, peut-être trop. Ils n’avaient pas le choix! On partait, on fermait la porte et on s’en allait. »
Dans le testament qu’il lègue à ses enfants, il a écrit : on vous a tant aimés, et rien laissé. « La seule chose qu’ils auront, dit-il, c’est l’expérience de vie qu’on leur a donnée. »

La famille a voyagé grâce aux diffé-rents emplois de M. Tremblay, en tourisme et en organisation d’événements.

D’abord enseignant, puis directeur d’école, il laisse le milieu de l’éducation en 1974 pour se lancer dans l’organisa-tion de la première Superfrancofête. L’événement rassemblait 25 pays de la francophonie à Québec. M. Tremblay s’occupait du volet sportif et des jeux traditionnels. Il s’est rendu au Tchad et en République centrafricaine pour choisir les délégations qui participeraient à l’événement.

En 1978, la famille s’est envolée pour l’Algérie. M. Tremblay avait obtenu un contrat d’un an comme gestionnaire d’une compagnie canadienne. Il a découvert la religion musulmane et un nouveau mode de vie. « Les gens me disaient Marcel, prends ton temps, tout se réalise. Demande-moi comment va ma famille, prend un thé avec moi. » Cette expérience a marqué sa vie.

De retour au Québec, il est revenu à la direction de l’école Sainte-Trinité, à Dorion. Un jour, il a fermé l’eau dans l’établissement pour montrer aux enfants que certains habitants n’ont pas l’eau courante, comme il l’avait expérimenté en Algérie.

Plus tard dans sa carrière, il a participé à l’organisation du 350e anniversaire de Montréal et du 125e anniversaire du Canada. Il est aujourd’hui responsable de la planification du 375e anniversaire de Montréal en 2017.

Le politicien

Marcel Tremblay a toujours été proche de l’organisation politique, que ce soit au niveau provincial, fédéral ou municipal.
« Je n’ai pas vraiment de couleur politique, j’ai autant de relations avec les libéraux, les conservateurs et les adéquistes. » Il n’y a que les péquistes que M. Tremblay n’a pas courtisés.

En 2003, il a organisé la campagne de l’ADQ pour la région de Montréal lors des élections provinciales. Quatre ans plus tard, il s’est rendu à Ottawa pour discuter avec Stephen Harper de sa candidature dans le comté d’Outremont, en vue des élections fédérales. Il met aujourd’hui ces aspirations de côté.

« Je n’ai pas le goût de vivre dans les capitales, ce n’est pas une vie. Ce sont des réseaux fermés, tout le monde se connaît et s’intégrer est difficile. J’aime Montréal! »

Lorsque son frère, le maire Gérald Tremblay, s’est présenté à la mairie de Montréal en 2001, Marcel Tremblay a organisé la campagne. Sous la bannière du nouveau parti Union Montréal, il a recruté Michael Applebaum, un des premiers élus à appuyer Gérald Tremblay.
Il a choisi de se présenter comme conseiller de NDG, où il a grandi. Originaire d’Ottawa, la famille Tremblay est arrivée dans le quartier en 1950, « quand le manoir NDG était en bois! »

C’est plus tard, après tous les voyages, que M. Tremblay y est revenu.

Le monde municipal

La vie municipale n’a pas toujours été tendre pour Marcel Tremblay. La presse lui a parfois reproché son esprit terre-à-terre, l’affublant de sobriquets comme M. Crampons ou l’homme des neiges.

Sa philosophie : faire participer le citoyen.

Les trottoirs sont glacés? Attachez des crampons à vos bottes. Le trottoir devant votre résidence est jonché de détritus? Passez un coup de balai.

M. Tremblay est fier du bilan de ses deux premiers mandats, même si son frère lui a retiré la responsabilité des dossiers du déneigement et de la propreté en janvier dernier.

« Les citoyens pensent que quand la neige tombe, il faut que la Ville l’enlève dans les 24 h, sinon on n’est pas efficace », déplore-t-il.
Dans le dossier de la propreté, il a fait croisière contre les graffitis et les déchets jetés dans la rue, en ajoutant 10 millions de dollars au budget. « On partait de loin, mais on a réglé le problème de malpropreté à Montréal. »

Sous sa gouverne, la Ville de Montréal a créé les brigades de la propreté, installé de nouvelles poubelles et a mis les citoyens au travail en organisant des corvées de nettoyage. Il a ajouté un peu de piquant à ces mesures en renforçant l’application de la réglementation municipale sur la propreté en 2007.

Maintenant, il se sent d’attaque pour repousser l’équipe de Louise Harel dans ses tranchées.

« Je suis convaincu qu’elle [Louise Harel] ne gagnera pas. Elle a un héritage après 30 ans de politique! Les fusions municipales, les relations difficiles avec les anglophones… J’espère que ça ne divisera pas la Ville de Montréal. Il y a des améliorations à apporter aux structures, mais ce doit être progressif. Ce serait une erreur de retourner au modèle d’avant les fusions. »

[ Émilie Russo ]




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