Samedi 27 Août 2011  
Projet Montréal lance une pétition pour amasser des signatures afin d’entamer une réflexion vers l’adoption d’une stratégie pour mieux encadrer la pratique de l’agriculture urbaine afin qu’elle soit exploitée à son plein potentiel à Montréal.





























Jean-Marie Banos
La récompense d’un combattant
Article mis en ligne le jeudi 16 décembre 2010

 
Photo Nicholas Teasdale-Boivin
Les jeunes s’entraînent sous le regard de Jean-Marie Banos dans la salle multifonctionnelle du nouveau complexe sportif de Brébeuf.

Dans son bureau au sous-sol du tout nouveau complexe sportif du collège Jean-de-Brébeuf, Jean-Marie Banos savoure la nouvelle place au Panthéon des sports du Québec, obtenue le 24 novembre dernier.

Le professeur d’éducation physique a participé quatre fois aux Jeux olympiques et a été entraîneur de l’équipe nationale canadienne d’escrime de 2001 à 2008. Il a été intronisé en même temps que Mario Lemieux et le journaliste sportif Red Fisher. «C’était une belle soirée, toute la famille était invitée. Mon frère Jean-Paul a fait un beau petit discours. Il a été à la fois mon coéquipier et mon adversaire le plus redoutable. Je lui ai dit qu’on continuerait sur le circuit des vétérans.»

Une intronisation, c’est aussi l’occasion idéale de faire un bilan. «Ma plus grande réussite en tant qu’athlète, ce sont mes premiers jeux, à Los Angeles en 1984. Je réalisais à ce moment un rêve d’enfance. Comme équipe, nous avons réussi à éliminer notre complexe face aux équipes européennes. Comme entraîneur, les moments dont je suis le plus fier, ce sont les médailles que des jeunes ont remporté en championnat du monde.» L’équipe masculine d’épée de Pékin était d’ailleurs formée à 100 % d’athlètes formés à Brébeuf.

Un programme qui dure
Jean-Marie Banos est à la tête du programme d’escrime à Brébeuf depuis 1984. Il se concentre aujourd’hui sur le développement des jeunes. En plus des qualités comme l’explosion et la coordination bras-jambe, il recherche des athlètes arrogants qui ont le désir de vaincre. «L’escrimeur, c’est un joueur d’échec qui fait un 100 mètres. Il faut être fort, mais il faut aussi anticiper, observer, se faire un plan de match.»

L’entraîneur croit aux vertus pédagogiques du sport. «Le truc qui me fait vibrer, c’est de voir un jeune s’épanouir à travers le sport et former une bonne personne pour demain. C’est un sport individuel, mais on essaie de créer une équipe et de créer une atmosphère d’entraide et de respect.»

D’ailleurs, personne n’arrive ou ne part sans saluer les entraîneurs.

Le club d’escrime de Brébeuf compte aujourd’hui 120 athlètes. Certains jeunes s’entraînent une douzaine d’heures par semaine, en plus des compétitions. L’un d’entre eux, Mathieu Nassif, tentera en janvier de se qualifier pour les championnats du monde cadet.
«C’est une compétition nord-américaine et le niveau est bon.»

[Nicholas Teasdale-Boivin]





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