Samedi 27 Août 2011  
Projet Montréal lance une pétition pour amasser des signatures afin d’entamer une réflexion vers l’adoption d’une stratégie pour mieux encadrer la pratique de l’agriculture urbaine afin qu’elle soit exploitée à son plein potentiel à Montréal.





























Un restaurant en danger
Perdre son permis
Article mis en ligne le jeudi 20 janvier 2011
 
Photo: Marie Cicchini
Maria Lourenco

Le restaurant Mavi, sur la rue Gatineau, se retrouve une fois de plus dans l’impasse dans sa recherche d’un local permanent où il lui serait possible d’obtenir un permis d’exploitation pour un établissement de restauration en vertu du règlement de zonage.

Maria Laurenco, la propriétaire du restaurant Mavi sur la rue Gatineau, dit que cet emplacement est parfait. Voilà un an que la rôtisserie portugaise cherche un local permanent parce que son son ancien emplacement ne convenait pas.

Le hic, c’est que l’autorisation pour travailler avec du charbon est difficile à obtenir et elle a reçu un avis selon lequel ne peut plus rester à cette adresse.

Une pétition signée par 662 clients fidèles réclament de l’aide pour le restaurant de madame Laurenco.

Elle estime de plus impensable de reloger le restaurant, établi depuis 14 ans, dans un autre quartier étant donné que la plus grande partie de sa clientèle provient des établissements du voisinage: le Université de Montréal, le Collège Jean-de-Brébeuf et le poste de quartier.

« Le seul permis qui pourrait nous être accordé serait comme épicerie, et la capacité maximum serait limitée à 12 personnes », explique Jean-Michel Verret, un employé qui s’est adressé au conseil municipal le 17 janvier dernier.

« Seulement une douzaine personnes pourront être à l’intérieur, alors comment pouvez-vous penser que ça va fonctionner, alors qu’avec un permis de restaurant, il pourrait avoir plus de clients et payer plus de taxes ?», a demandé un deuxième employé, Marc-André Lechasseur.

Michael Applebaum eu l’occasion de manger à cette rôtisserie. Il n’y avait que 12 chaises dans l’ancien établissement, et le local en question est situé dans une rue où le zonage ne permet pas de nouveau restaurant. Le restaurant avait un droit acquis, qui est tombé caduc au moment du déménagement. Maintenant, il faut que le propriétaire adresse une demande d’aide au service d’arrondissement.

« Vu que vous êtes un employé, je ne peux pas vous donner les détails de toutes les discussions qui ont eu lieu entre le propriétaire et le service», a-t-il dit. Le service pourrait cependant examiner cette demande et voir s’il serait possible de trouver une solution.

Le règlement est clair: dans un zonage commercial, il y a divers types d’usages Lorsque quelqu’un décide de louer un local, c’est très important de vérifier d’abord si le zonage permet les activités visées. « C’est comme si quelqu’un arrive et nous dit: j’ai loué la place, c’est un bail de résidence, mais je croyais que je pourrais ouvrir un bar. S’il vous plaît, corrigez la situation pour moi parce que j’ai investi dans un bar », a expliqué le maire.

C’est égal si on achète un duplex qui coûte trop cher, et qu’on décide donc de transformer en bâtiment en hauteur. « Si le zonage est une maison unifamiliale, on ne peux pas construire un bâtiment en hauteur », ajoute-t-il. Quand on demande un permis, il serait bon d’inclure dans le bail une clause qui stipule que si on ne peut pas obtenir de permis d’exploitation, le bail peut être annulé.

[Marie Cicchini]





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